L’objectif de notre équipe est de proposer à un public motard le plus large possible, des ballades accessibles par tous ne nécessitant pas d’aptitudes particulières dans la pratique du tout terrain, afin d’y faire découvrir les paysages et les habitants du sud Marocain.
Notre offre deux roues n’est pas orientée "Raid", alliant performance et compétition. Bien que les circuits proposés présentent deux niveaux de difficulté, les pistes les plus soutenues exigent seulement une plus grande habitude du tout terrain et une résistance physique plus importante. Les parties les plus exigeantes restant celles comprises dans les zones de sable, nos itinéraires prévoient toujours des solutions de contournement incluant parfois des routes goudronnées.
Nous ne souhaitons pas nous positionner sur une offre trop exclusive et plus technique. D’abord parce que d’autres le font déjà et le font très bien ! Et parce que cette approche nous semble trop restrictive. Elle ne permet de découvrir qu’une partie du sud marocain, se privant ainsi des pistes fabuleuses de l’Atlas dans son ensemble, et du Djebel Sagho plus au sud. D’autre part, un public motard beaucoup plus important n’ose pas, de crainte de ne pas être à la hauteur ou de ne pas "tenir le coup“, se laisser tenter par les grands espaces et cette aventure inoubliable qui est celle de parcourir cette région à moto.
Nous souhaitons vous faire découvrir ce pays, aux habitants si accueillants et aux paysages fabuleux. Vous offrir un service de qualité, logistique, technique et morale, en voyageant autrement, au rythme souhaité par les participants, en prenant le temps de s’imprégner du pays et de ses coutumes. Aller à la rencontre de la population locale avec une moto en étant soit même exposé à la poussière et la nature des lieux, n’a rien de commun avec l’approche d’un véhicule fermé ou de compétition.
Notre démarche s’inscrit dans un profond respect des lieux et de ses habitants..
Ethique ? Rien de compliqué, rien que du bon sens …
Nous traversons les villages et les lieux d’habitation à vitesse réduite. Les enfants sont toujours très excités de voir arriver des touristes et des motos en particulier. Vous verrez qu’ils vous demanderont en permanence, avec force gestes à l’appui, de faire des "roues arrière", des wheeling si vous préférez ! Bien entendu, même pour les experts, c’est exclu. Aux enfants s’ajoutent les vieillards, les animaux tels que les ânes, poules and Co. Au passage, un geste amical de la main, auquel ils répondent s’ils ne vous ont d’ailleurs pas précédés, leur fait toujours très plaisir.
Même comportement pour croiser ou dépasser toute personne. Pour un attelage avec un animal de bat, on débraye le moteur afin d’en diminuer le niveau sonore. Si l’on est obligé de passer trop près, on s’arrête et on le laisse passer ou on attend qu’il s’arrête pour nous laisser passer, ce qu’il ne manquera pas de faire. Nous sommes en vacances chez eux ; ils travaillent et nous accueillent.
Lors des pauses, un grand classique des rappels néanmoins nécessaires : on repart en laissant l’endroit tel qu’il était lorsqu’on est arrivé !
Enfin, souvent, les enfants nous arrêtent pour demander un stylo ou 1 dirham … C’est assez dérangeant et gênant. Alors, il faut penser à ceux qui vont passer derrière nous et ne pas entrer dans cette fausse relation. Si vous avez prévu quelque chose pour cela, il faut s’adresser au maître d’école ou faire venir le responsable du village. Sinon, il faut simplement leur répondre négativement de manière très polie et courtoise. Par contre, faire un achat d’un produit artisanal en le négociant c’est encore ce qui est le mieux, car on récompense le travail et on ramène un double souvenir, l’objet et dans notre mémoire, le visage de celui qui l’a fait et vous la vendu!
Pour le reste, ils verront dans vos yeux ce que vous êtes venus faire au Maroc.
Nous nous déplaçons la plupart du temps en file indienne en laissant au minimum 30 à 40 m avec la moto qui nous précède.Le guide doit toujours être devant.
Dans l’Atlas, aux bifurcations, le pilote suivant le guide s’arrête et indique le chemin aux autres qui continuent, il se place ensuite en dernière position. On évite ainsi des arrêts répétés dans des lieux qui ne s’y prêtent pas forcément et on change dans le même temps la position des participants dans la file.
Dans le désert, il existe de nombreuses portions où l’on peut rouler comme on le sent, de front sur plusieurs centaines de mètres, la visibilité et la place ici ne faisant pas défaut. Si le terrain le nécessite, passage de bancs de sable, traversé d’Oued … le guide peut demander le regroupement.
Les pauses sont fréquentes, au minimum toutes les demi-heures. A cela s’ajoutent toutes les occasions de faires des photos magnifiques, elles sont nombreuses !
Le midi les repas sont pris en auberge, et parfois sous forme de pique-nique. Le soir les hébergements se font toujours en auberges ou hôtels de bon confort, mais toujours simples, Marocains, remplis de charmes mais dénués de superflu. Nous visitons des zones peu ou pas du tout fréquentées par les touristes, et cela doit être intégré dans la démarche de chacun. Par contre, une bonne douche chaque soir est garantie. Dans le désert, un bivouac "à la belle" ou sous tente Berbère est toujours possible s’il ne fait pas trop froid (Mars-Avril).
Les journées commencent tôt, vers 7h locale (9h en France en été). Le départ se situe vers 8h30 et l’arrivée à destination vers 16h00. Cela permet de pallier aux imprévus, mécanique ou physique, et de prendre un bon temps de repos en arrivant, de visiter, de rencontrer et même de refaire un petit tour, à la fraiche au village voisin…quand il existe !